31 décembre 2010

Avant que l'aube ne sonne..

Amis de la nuit fougeuse,enivrez vous de son bleu!
Ecoutez les murmures des étoiles et respirez l'oubli...
Je mélange tout.





Il y a comme un gout de libertée
Sur nos levres emmelées!

Bonheur en papier

Cette après midi une lettre qui sentait bon la violette:



"Dans ma terminale littéraire, j'ai deux amies
elles sont drôles et tourbillonnantes
on est amoureuses de trois garçons dans le vent :)
ils jouent de le guitare et de l'harmonica
et nous, de l'accordéon et du triangle
*
en-dehors de cette classe
on a quelques chouettes meilleurs amis
lucette et sa trompette le loup et son djembé et les autres
on se voit souvent en fin de semaine tous ensemble
et pendant les pauses on bavarde assis en cercle sur l'herbe
au soleil
*
les garçons jouent de la musique dans des cafés contre queques sous
ou seulement quelques sourires
on aime se prendre en photo et danser la valse n'importe comment
saint michel, saint germain des prés, odéon.....
*
on veut devenir historien, comédien, graphiste, cinéaste, attaché de presse, guitariste
mamans et papas, gais lurons et belles lurettes
on s'aime on s'aide on ne veut pas se quitter
*
on a chacun son auteur de prédilection
sartre, vian, rezvani, cohen, hemingway
on se les explique en riant et en s'engueulant fort fort fort
on veut partir au bord de la mer cet été
on pleure dans le cou des uns des autres quand tout va mal
*

tout cela est très cliché mais c'est terriblement bon ."

29 décembre 2010

La danse -PPFC

S'enlacer et jamais s'en lasser et jamais
S'embrasser et puis tout
S'embrasser et puis tout oublier
S'arrêter au passage d'un nuage


Y a du sable dans mon lit et une princesse qui sourit
Un piano en ville et des olives à ma table
S'enlacer et jamais s'en lasser et jamais
 

On voudrait tout bien faire ce sont des choses qui arrivent
Les priorités prises à revers, brûler le décor de l'envers


Elle ne fait pas ce qu'elle pense, elle ne dit pas ce qu'elle fait
Elle préfère la danse de l'incohérence


On se dit c'est pour toujours, on se le dit tous un jour
Puis moult jours se passent, la routine nous gagne


27 décembre 2010

Robert.

Robert,ex plombier zingeur.
Robert c'est pas un arnaqueur:imbattable sur les demi,champion des culs de bouteilles glauques.
Robert squatte à L'Avenir,bartabatoilettecartepostal,pilier de soupir.
Robert aime les minijupes et taper avec sa paume sur le comptoir des regrets,à la bonne heure,la bonne franquette,la bonne est d'ane,la bonne année,la bonne bourre!
Avec sa salopette au poireau,il reve de sa vie pour tuer l'ennui.
Robert il s'en fout il est mystique,il hante.

Les amants tristes - Leo Ferre

Comme une fleur venue d'on ne sait où petit
Fané déjà pour moi pour toi dans les vitrines
Dans un texte impossible à se carrer au lit
Ces fleurs du mal dit-on que tes courbes dessinent

On dit dans ton quartier que tu as froid aux yeux
Que t'y mets des fichus de bandes dessinées
Et que les gens te lisent un peu comme tu veux
Tu leur fais avaler tes monts et tes vallées

Tu es aux carrefours avec le rouge mis
On y attend du vert de tes vertes prairies
Alors que j'ai fauché ce matin dans ton lit
De quoi nourrir l'hiver et ma mélancolie

Mélancolie mélancolie la mer revient
Je t'attends sur le quai avec tes bateaux blêmes
Tes poissons d'argent bleu tes paniers ton destin
Et mes mouettes dans tes cris comme une traîne

Je connais une femme lubrique à Paris
Qui mange mes syllabes et me les rend indemnes
Avec de la musique autour qui me sourit
Demain je lui dirai des hiboux qui s'envolent
J'en connais dans ma nuit qui n'ont pas de fourrure
Qui crèvent doucement de froid dans l'antarctique
De cette négation d'aimer au bout de l'ombre
Mes oiseaux font de l'ombre en plein minuit néon
Sous les verts plébiscites

Tu connais une femme lubrique à Moscou
Qui mange tes syllabes et les met dans ton bortsch
Il connaît une femme lubrique à Pékin
Qui mange sa muraille et la donne au Parti
Demain nous leur dirons des hiboux qui s'envolent
J'en connais dans leur nuit qui n'ont plus de jaquette
Qui crèvent doucement de froid sous leur casquette
Avec leurs beaux yeux d'or mêlés du Palomar là-bas
Vers les voix de la nuit des étoiles perdues
J'entends des sons lointains qui cherchent des caresses
Et dans les faits divers là-bas ça s'exaspère
Et ça tue le chagrin comme on tue la flicaille
Au coin d'un vieux soleil exténué des glaces

Mélancolie Mélancolie la mer se calme
Je vois monter partout des filles et des palmes
Avec des fruits huilés dans la fente alanguie
Les matelots me font des signes de fortune
Ils se noient dans le sang du soleil descendant
Vers l'Ouest toujours à l'Ouest Western de carton-pâte
Le dentifrice dans la nuit se tient au rose
Un néon de misère emprunté à tes yeux

Viens je t'emmènerai là-bas vers les grands astres
Dans le désastre du matin ou chez Renault
Voir comment l'on fabrique un chef et des autos
Voir la pitié grandir sur des croix qui s'enchristent

Je t'aimerai sur la chaussée et son collant
Ton goudron j'y prendrai le suc de mes cavales
J'aurai l'air d'un roi nègre tu mettras à la moelle
Où je glouglouterai repu ton sentiment

Ton sentiment a le goût de gazelle
Ton ventre n'est qu'un champ de lavande à midi
Et mon couteau qui crisse en y fauchant ma mie
Est d'un faucheur distrait qui s'éploie sous ton aile
Il est au féminin ton sentiment
Il est comme ces demoiselles qui en ont à revendre
Et qui le vendent bien

Ton sentiment me fait gonfler mes voiles d'ange
Ton sentiment me fait du bien au sentiment
Et les fleurs du pavé poussent des cris étranges
Moi qui viens du pavé vers toi et me dressant

Et moi je ne te prends que ce que je te dois
Si je n'avais que du sentiment à t'filer
Il y a bien longtemps que tu m'aurais banni
De ton fief de ton cul de ta loi de tes langes
Il y a bien longtemps que tu te serais cassée

Mais tu m'as réveillé
Et tu nous as tirés de notre mort quotidienne
Et puis toi tu te meurs dans la rue à midi
Sous des floppées de soleils mous
Et de ces mecs qui te prennent dans les mirettes
Et qui te mirent bien dans l'os
Des fois que leur labo pourrait leur renvoyer subito
Ta dégaine grandeur naturliche
A la mesure de leur page
Des fois le soir ils te prendraient impunément
Ils s'empaquetteraient de toi
De ton devoir de grue
Comme dans un journal

Au fond t'es un journal

Je te lis je te plie je te froisse et tu cries
Quand on froisse la soie la forêt sa copine
Lui fait des cris de sœur lui fait des cris sublimes
La soie du crépuscule a des cris de velours
Dans des lits de parade
Dans ces feuilles d'automne
Des taches de rousseur sur la gueule des bois
Je te lis je te plie je te froisse et tu cries

Au fond t'es un journal

Tu t'en prendrais plutôt pour cinq colonnes
Chez toi le fait divers sonne comme un outrage
Tu es partout chez toi et même aux mots croisés
Tu m'y fais deviner les armes de ta voix
Je t'aime et verticalement c'est bien
Tu croises dans mes eaux quand je suis ton pirate
Je te lis je te plie je te froisse et tu cries

Quand je t'aurai bien lue y compris les annonces

J'irai au marché aux poissons
Et t'envelopperai de moules vertes

Au fond t'es un journal mouillé

Avec ta robe imprimée en blanc et noir
Et tes paroles que personne ne pourra plus lire
Tu seras ma dernière nouvelle effacée sur le sable

Tu seras mienne pour la mort je t'aime

Et même avec la fin du monde
La fin du monde abstraite où tout n'est que chiffré
Avec ces cœurs d'acier leurs battements trichés
Avec ces poumons d'or dans les cages-ascenseurs
Où l'on se tient debout où l'on se tient ailleurs
Tu vas descendre là pour t'entendre rêver
Même le rêve gueule à n'y pouvoir plus rien
Le silence est rempli du silence trop plein
Quand ça déborde on croit venue la fin des temps
De ces temps mesurés sur des machines obscènes
Où les minutes ont des cons qui se promènent
En se prenant pour l'Éternité
Et même avec la fin du monde
Je me démerderai pour que t'y voies que dalle
Que dalle c'est pas mal ça ne fait que passer
Ce rien qui prend ses aises aux week-ends de la mort
Quand les ballots y accélèrent leurs victimes
Enchâssée enchristée encollée à mon froc
Tu partiras là-bas vers des boutiques fantastiques
Vers le supermarché où l'on vend la paresse
Où l'on vend de la mort aussi quand on s'y laisse
Où l'on vend la fumée et le vent en paquet
Et l'on paie en sortant avec des sortilèges

L'instant

Au cent millième de seconde
Je te regarderai
Tu monteras du fond des âges
Tu te prosterneras
Je te tendrai la main
Et tu m'agrippera

L'instant

Il va fondre sur toi comme la foudre
Trois cent mille bornes à la seconde
Il n'aura plus le temps de s'attarder au feu rouge
On grillera les feux d'alarme
Et ma pensée qui te devance

Regarde

Ecoute bien le chant de cet enfant maudit
Que tu croiras ton mec et qui n'est qu'un mirage
Oublié par ma mère au fond d'une poubelle
Cette éternelle nuit

Bien se laver le cul c'est donc ça le désordre !

Regarde-moi là dans mes yeux regarde il vient l'instant

Comme à l'automne les bandits jaunes
Qui font aux arbres des hold-up mordorés
Et tu vas t'envahir
Et tu vas t'immerger
Et te coloniser
Tu es seule dans mes pattes

Comme un saxo gueulant des chants désespérés
Tes cris sont des violons des rues
Des hautbois en plastique
Des flûtes de laiton
Et tu t'en fous
C'est là il est là
Entends la mer qui te remonte dans la gueule
Et cette marée double au fond de tes yeux-feu
Dans le feu de tes yeux mon regard s'est éteint

Crie crie crie

TU es moi
JE c'est toi
Comment t'appelles-tu ?
Tu t'appelles la nuit dans le ventre des filles
De ces filles qui roulent au bord de la mort lente
Tu t'appelles l'amour Tu es toutes les femmes
Tu es TOI tu es ELLES
Des niagaras vernis me tombent dans la gueule

Crie crie crie

Tu n'es plus là parce que tu es moi
Et que je suis ailleurs
JE et TOI C'est tout comme
Et l'on s'en va mourir au club des nuits cassées

Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Qui donc réparera l'âme des amants tristes

Qui donc ?

La folie de l'air

L'air qui étouffe.
Son petit coeur.
Et cette ritournelle.


Elle,elle est la.
Le long de ces sourcils d'Achille jusqu'à ce talon gauche et sur cette hanche.
Elle est la,blottie en moi contre toi.
Elle a raccroché elle a claqué la porte.

Tenace il ne tient qu'à moi
De la chasser à jamais,mais comment?




Tout ment.
J'AI PEUR.
Oubliez.

25 décembre 2010

Deux flammes

Derrière les deux flammes
Un crépitement.
Des sabots précipités.
Et la ville part en fumée.

Derrière les deux flammes
Un oeil
Des draps froissés
Des habits pliés

Derriere les deux flammes
Toujours les sabots
Des chevaux
dans la plaine

24 décembre 2010

Concepts bouillants et théories fumeuses sur mon bonheur.

Partie II



**Passer les lundis matins ou tout le monde s'agite sous ma couette,à revasser et écouter en boucle Fersen..
"On me dit que je suis paresseux
Que je ne fais que ce que je veux
C'est à dire, pas grand chose
On dit que je me repose..."


**Courir un soir de printemps dans les rues glauques avec deux beaux garcons,et quand ils me crient qu'ils sont heureux..


**Un régal des sens avec de divins yahourts chocolatés et le DVD de Bénabar.


**Quand elle m'appelle tot,très tot,et qu'elle me dit sortons,le soleil va bientot se lever!
Ou quand je l'appelle...

22 décembre 2010

Le sourire aux lèvres

Ce sourire indélebile qu'on garde au coin des lèvres,ce sourire qui nous fait fremir,bondir et aimer,aujourdhui il est en moi,juste la,il est encore tout chaud...et j'y peut rien,c 'est mon coté punk!

Hier le concert,c'était beau.
Comme l'accordéoniste.Comme sa voix,sa classe,son accordéon.Comme les yeux brillants des amis.

Comme un ptit air qui vous imprègne et vous laisse seul avec votre coeur enivré et votre envie de vivre merveilleusement ""Allez viens,on s'emmene!!!""

20 décembre 2010

Caprice

Le temps passe et je suis dépassée par toutes ces intempéries.
J'ai renoncé à appliquer la touche finale : je suis soumise à l'imparfait.


Mon nombril étouffe et rejette le cynisme dans lequel j'ai voulu le noyer.

Mon nombril à besoin de sourires.

Meme hypocrites,niais,meme esquivés du bout des levres.

Des sourires inconnus déposés au coin d'un couloir de métro ou dans la foule d'un marché écumant d'aromes.
Des sourires matinaux étouffants des yeux bouffés par les cernes bleutées.
Jusqu'à l'overdose,et puis......



Un sourire-soleil.
Un sourire roi en somme?





J'm'en fous.
J'veux bien un bisou aussi.

19 décembre 2010

Art-ichaud et cuir humide

Belle journée...La pluie,le soleil,le vent sous les jupes,la nuit....

Malgré la nouvelle offensive de la Perverse ce matin,ca va bien merci!
Mais....la vengeance est un plat qui se mange froid,je souffle et son heure viendra!

La grande aventure,après avoir été poursuivies par Le fermier en furie et s'etre fait racketter de vincent time,Cochon et moi on s'est retrouvées en cachette au soleil pour manger des ptits gateaux ,ca avait le gout de "Tu sais que je t'aime toi" et aussi un peu de "Qu'est ce que je ferais sans toi?".
Comme quoi,l'amitié ca peut etre beau,Parfois...

Et puis c'est reparti avec Cacahuete sur un ptit air de "Hubert hubert tu m'desespère",petite entrevue de notre future vie d'artistes talentueux,les poids,les accordeons,la trompette et la vinasse!



Tout le monde,je vous aime!!!!(Envie de crier,chanter,danser,hurler,sauter!)

15 décembre 2010

Absurdité de l'objectivité.

Samedi reveil matin 7h je prend mon bazar et je cours.Je suis rejoins par une autre,et bleu et rouge,ca fait violet figurez vous!


Odéon:la pluie,les boutiques de livres et de Cd d'occas,la suite!Il mouille.on cours.

Saint Michel:Quelle heure est il??
Si on aime s'accroupir à Gilbert Joseph,c'est comme ca,faites pas ces yeux ronds.
Mais quelle heure est il?quelle heure est il?on cours.

Jardin du Luxembourg:une rencontre surprise des deux zamoureux,on se tombe dans les bras.
On déguste assises à la terasse d'un café et c'est telement délicieux qu'on en oublie de payer.Et on est mouillée.on cours.

Abesses:Vie amoureuse.Chants,photos.Café trop cher,on cours dans les escaliers.On court,on saute,on crie.

Sacré Coeur:touristes,on prend les buissons en photos.on cours et on descend les escaliers à l'envers,hubert.

Pigalle:On fait trois fois la rue dans chaque sens,on prend une crepe pour deux,on marche pieds nus.
Les toilettes du Mac do sont crades,on chante pour faire sortir les gens.et,on cours.

Nation:c'est vide,c'est rond.On fait le tour de la place en marchant sur les murets et on se prend pour des équilibristes virtuoses.on cours.

Bastille:Bonjour madame hysterie,la fnac est remplie,on tourne,on écoute les hurlements de léo,c'est vachement bien mais dehors,c'est mieux.Léon,léon de bruxelles,le lycée de léon,le parc,coloré,la baton de pluie et l'harmonica,mais y'a rien à manger!encore un magasin de CD,c'est drole?

Pere Lachaise: on s'en va et on revient.Ca sent l'herbe,on cours.

Saint michel:Les chapeaux ,parcequ'on le vaut bien, et parcequ'on aime bien les tomates,et parcequ'on a la classe,qu'est ce qu'ils ont nos chapeaux??HALLO,on cours.

Puis trois choix,trois voies:Chatillon,Mairie d'issy ou clamart?On prend clamart parcequ'on s'aime figurez vous,parceque l'amitié c'est beau.on cours.

Retour solitaire bleu nuit glacée amoureuse.



12 décembre 2010

Alors

Comme la chaleur la lassait
Son corps devint mou
Ses pensées nihilistes
Elle devint cynique

09 décembre 2010

Putain l'étoile

Putain.Putain.Putain.

Je hais.

Je hais cette atmosphere tiraillée et indéniable qui vient,perfide, me susurer : Tu es mauvaise,tu es comme eux,indentique,voir pire.Tes efforts desespérés ne cachent pas la verité,tu es indéniablement mauvaise et faible.Oui,faible,regarde,tu te laisse tomber à chaque fois.Lache.Et Maladroite,telement maladroite.Descend de ton petit nuage de fumée,tu me fais pitié,tu es tout ce que je hais,mais tu es moi.

Pauvre petite niaise.

04 décembre 2010

Concepts bouillants et théories fumeuses sur mon bonheur.

**Fenetre ouverte,quand le soleil couche sur le toit découpé de l'usine,cette odeur.Et mon voisin qui ferme timidement ses volets.**

**Rentrer chez moi,sous la lumière caressante des six heures,en mangeant mes première fraises offertes par le marchand,et puis j'vous les mets dans un p'tit sac bleu assorti a votre jupe mamzelle..**

**Le contact de ma peau crémeuse et enrobée de nudité avec les draps,ton épaule regrettée.**

**S'enivrer avec maman,son rire quand la vinasse lui monte à la tete,quand on chante dans la voiture,quand je lui dit de se taire et qu'elle fait des bulles pour m'agacer**

**Quand on part au hasard,amies,et qu'alors malgré la foule nous sommes seules,infiniment seules!**

**Se glisser dans l'obscurité pour mieux rever,imaginer,revasser des heure...**

**Marcher droit devant,main dans la main,dans le couloir vert désert.Le coeur commence à battre et on se sent partir!**





...A suivre....Au gré du bonheur...

01 décembre 2010

Mais oui,oui mais...Thelma n'est plus là.

Bonjour,

Elle est belle notre vie croquante ou tournoient les baluchons!
C'est magique comme l'hysterie débloque et mon souvenir rigole rose.

Tant pis!!

On abandonne les tasses en verre,on accroche les violettes,et puis ca pédale à tout allure!!
Sans attendre,sans que les murs nous engloutissent ou que le café nous monte à la tete...

Que la culpabilité m'oublie car je veux, je désire, j'espere, toujours.

Et meme si il manque comme un bouton a mon veston ca suffira,et le trottoir vert n'en fini plus de s'étaler.


J'm'en vais masquée...trouée.
Adieu Thelma.

27 novembre 2010

Oublie

Ouvrez moi les portes de la mer
Que les iles se dénudent,
Que l'eau monte

30 août 2008

Mémoires

 

Tu te souviens

Ce jour là au bord d'une falaise

Tu n'avais pas voulu sauter

C'est vrai la mer était froide

Et les loups assoupis,les bijoux volées

Les pendules éveillées,les fées recousues

Je les y ai noyé

Il y a eu le silence d'un corps qui flotte

Au loin les fumées des heures des jours

Il y a eu l'absence d'un corps amnésique

Quittant une terre trop parcourue

 

 

 

22 septembre 2007

Falaises

Un an au bord des falaises
J'esperai appaiser mon élan
On vidait nos verres et nos coeurs
De nos jeunesses debraillées
De nos peines et nos ideaux d'un soir
On apprenait sans y croire des danses
Etrangères dans le noir et le temps
Glissait tout autour de notre cage
Un matin j'ai lu sur ton visage
L'age peut etre l'indifférence
Et j'ai dansé au bord des falaises
Et sans attendre je me suis élancée
de toute mon amplitude

l'ile de tes yeux

Je vis,avant de traverser sur les mots du voyage
les notes de ta vague en trait
Pour l'amour le regard
les notes sur ton théatre
l'amour

27 avril 2007

une évasion

On a fait de chaque pas un voyage
Les yeux fermés l'Inde et plus loin
Les vagues et le vent illimités
Tes levres salées le gout du thé

On a fait d'un poème un hymne
Ecoute les le chanter sans savoir
Et l'on s'abandonne à l'emotion
D'un mot qui ne s'écrit plus

On a fait de chaque baiser un reve
Notre alliance une prison endormie
Sans réveil et loin du temps
Sans sommeil la fuite est si belle.

avenir

La fumée se confondait ce matin
dans l'aube de notre nuit
et laissait comme un besoin
de tendresse et d'ambition
La première note de la partition
les oiseaux m'invitaient à renouer
avec le jour et ses satisfactions
Mais la fumée n'emporte
ni le souvenir de notre nuit,ni son gout
et se dessinent dans mon imagination
des nuits ou encore,tout brulera.

11 février 2007

Muette

Le vendredi je suis muette
Le silence dort dans mes bras et se perd dans mes draps
J'écoute cette chambre verte j'écoute la pluie qui vous ennuie
Un homme danse dans le couloir et je ne sais plus
La saison le jour de la semaine l'odeur du dehors ses passants et ses amants
Je n'ai pas de réponses,écoutez la pluie

Impatience

Tu as retissé mes voiles et j'ai navigué si longtemps que ciel est devenu rose puis gris
La mer dansante a ramené mes utopies égarées et me les a offertes
J'ai admiré les désordes qui me bercent,les faiblesses qui me grandissent,mon impatience.
Près de mon port je trouve un peu de toi dans chaque navire un peu de toi dans les soupirs des marins
De mes regards et mes couleurs je chasse ton orgeuil ta joie ta satisfaction
Pres de mon port je titube j'ignore la mer et ses danses sauvages
L'ivresse m'approche de ton souffle lointain-il est temps de repartir.

25 janvier 2007

Lune

Les bouteilles y dansent
Legères et nomades
Le vin est doux comme
Les draps au reveil et s'écoule
Dans la verdure de nos corps
La nuit devient atelier de liberté
Chaque mot est illusion
Et chaque regard est peinture
Les artistes ephemères
Oublieront à l'aube la legereté
Mais ce soir,écoutez leurs rires
Ils voyagent au hasard
Sous la lune pleine.

11 janvier 2007

Miroirs

Serait ce qu'on a perdu l'envie
D'aimer l'inutile
Serait cela faute des jours
qui se grisent ?

Ou sont ils
Les amoureux de la nuit
Les pécheurs de mots
Qui sèment l'éclat?

Hier je marchais dans l'eau
Mais quand viendra le moment
Je n'aurai plus peur de rien..

Nouvelles de l'ouest

Hier soir, à l'ouest. On a retrouvé dans un ravin un bout de chagrin. Le carambolage a surpris quelques printemps, il était si inopportun.Les victimes débordaient de sentiments illicites, et ont dévalé la route les yeux fermés, sans précautions pour le lendemain. Le coupable court pour toujours.
Derrière le foret, incendie dans un coeur perdu. Délinquance infantile. La propriétaire a porté plainte contre les sapins aux airs méprisants. La peine durera peut-être une vie, ou une semaine.
Pour sa campagne, monsieur oscar souhaitait conquérir les plaines. Il est parti au galop et n'est jamais revenu.Les tam-tams résonnent et le vent suit le cortège.Depuis la disparition du café le matin,l'avenir politique est dramatique.
Demain de fortes pluies sont prévues sur la partie ouest de votre jardin. Tempête pour les fous!
Demain vous ne comprendrez plus rien.

01 janvier 2007

Siècle

Peut etre disparaitront ils
Les lacs gelés ou j'ai pu vivre
Les tremblements que je respire
Il naitra un grand brasier
Ou danseront les corps
Mais ce matin encore
Le froid me souriait
Ta paume m'acceuillait
Et le soleil...je me suis perdue dans un miroir.

24 août 2006

Loups

Je suis louve et mon lit est brûlant
J'entends les hommes et leurs clameurs
Souvent je me mêle à leurs sentiments
En espérant y trouver un ailleurs

Je suis louve et ma maison sent la peinture
Souvent des camarades s'y installent
Ensemble on essaie d'oublier les murs
Pour libérer la musique et trinquer avec les étoiles

Je suis louve, mais les loups vont solitaires
Plus loin que les villes et leurs désirs imaginaires
Alors un jour, j'ouvrirai les portes de la mer
Et je m'y jeterait car je suis louve, et les loups sont fiers.

12 août 2006

Verité

J'ai demandé à toutes les forets
Les mysterieuses aux odeurs de pin
J'ai demandé à toutes les plages
Celles qu'on garde en souvenirs
J'ai interrogé les villes et leurs lumières
J'ai cherché la verité au fond de ton regard
Mais l'univers entier est resté muet
Et j'existe sans réponse.

23 juillet 2006

24 bis

Aujourdhui tu parles de l'actrice que j'étais hier
Celle qui tenait le premier role
Au talent si douteux que son rire
T'agacait et ses indescisions te troublaient
Aujourdhui tu me parles d'hier
Des souvenirs comme au théatre
Des masques et des secrets
Que le monde déjà a englouti
Aujourdhui je suis seule spectatrice
De ton histoire navrante
Ces quelques mots sur ton papier à lettres
Qui semblent chercher un échappatoire
Et je ne reconnais plus
Celle dont tu parles et que dis aimer
Je ne reconnais plus les rues,
Les murs,les chagrins,les trompettes.

28 juin 2006

Constructions

Des constructions se sont effondrées
Et laissent des débris, de la poussière, du vide.
C'est indécent toutes ces pierres qui meurent
En silence et sans vous inquiéter
Demain j'irai sur la muraille de Chine
Semer des cerises, abandonner le monde
Et glisser un caillou dans ta poche.

27 juin 2006

Maladresse

Ils font de leur vie un tribunal
Tout doit y etre lisse et égal
Ils naissent pour la perfection
Puis se confondent et s'applatissent
Pourtant une simple maladresse
Donne sa grandeur à l'émotion
Et fait d'une vie,une épopée.

25 juin 2006

Reverence

"La valise doit absolument être ouverte, parce que les choses se précipitent et changent dans notre vie…"



Un an ou peut etre plus
On s'est paumés
Ce soir calme après la tempete
Mais ces mots sont tenaces

Sans un sourire vous avez bousculé ma vie
Et nous avons crée un univers
Rempli de choses impossibles
De neige en été
De lits défaits

Moi j'ai trouvé ca beau,j'ai aimé,et je vous aime toujours

Mais le temps assèche les pleurs
Alors,soyons fatalistes
Ayons honte d'avoir honte
Rangeons nos couleurs

Cette bulle fantasmagorique
Ces sentiments qui nous droguaient

J'ai voulu y croire et parfois j'y crois toujours

Demain sera autre,vous vous emportez
Alors,soyons fatalistes
Et irréalistes.



"La valise doit absolument être ouverte, parce que les choses se précipitent et changent dans notre vie…"

24 juin 2006

Vertige

Il a suffit d'un signe
Et tout s'est écroulé
Les poutres écartelées
Laisssez moi prendre l'air
Depuis un certain regard
Plus rien n'est du au hasard
Son rire fort et ses poses vulgaires
Ma jalousie dissimulée
M'enlise,c'est déjà l'été
Il aurait suffit d'un signe.

21 juin 2006

Aller

Ce jour le soleil s'éteignait
Par hasard on s'est retrouvé dans un train
Sans trop savoir ou il allait
Mais la vitesse nous grisait:
Tituber dans les couloirs hypnotisants
Et se laisser hypnotiser
Les vallés et les prés nous saluent
Les chevaux nous snobent
Terminus
On croyait avoir tout vu tout bu tout entendu
Mais l'excitation et l'angoisse de l'inconnu
Nous rend folles,nous rend fous
Et notre coeur est en ébullition
Devant tant de choses à apprendre:
Ojda ,ojda
Daj mi drugie zycie
Ojda ,ojda
Daj mi drugie zycie
Finalement c'est partout pareil,en différent
On a attendu serrés sur un banc
Le train qui devait nous rammener
Et qui n'est jamais passé
Il faut croire que dans la vie,il n'y a pas d'aller retour.

M

Celle qui veille sur moi a la peau brune

Elle me dit qu'elle m'emmènera chez elle
La ou les gens crèvent, mais rient si fort

Elle me dit qu'il suffit d'aller vers le Sud
Et se laisser guider par notre coeur

Celle qui veille sur moi a la peau brune

Quand vient la nuit elle se met à danser
Son corps se dévoile par intermittence

Et dans le noir on ne distingue que son sourire
Et ses yeux qui brillent de rage et de désir
(de vie)

Sur la peau de celle qui veille sur moi,

J'aperçois parfois les couleurs indéfinissables
Qu'on appelle espoir, tendresse ou générosité.

Et cette peau à la douceur d'une mère et la chaleur d'une amie
Suffit à m'appaiser.

19 juin 2006

Unza Unza Time

Ce soir là,ca sentait la lavande
Et nous,on se croyaient invincibles
Tout s'arretait et on grimpait aux arbres
Pour se rapprocher des étoiles
J'entendais vos rires et je priais
Pour que cette soirée dure toujours
Ou du moins jusqu'à l'écoeurement
Ce soir là on a marché sans s'arreter
Pour se rapprocher de l'horizon
On s'est fait des déclarations
Comme on avait jamais osé
Mais au matin le soleil éclaire
La réalité et déjà l'odeur de la lavande
Disparait et nous laisse seuls.

09 juin 2006

Ici

Les enfants jouent dehors
Même les jours de pluie
Petits ils s'aiment et se battent ensemble
Et puis on leur apprend les différences
Celles qui écriront les destins qu'on accepte
Ici on parle des langues qui chantent
Des langues qui réchauffent et je suis parfois si
Seule, moi qui ne sait dire que bonjour.
On vous observe quand vous déambulez
Vous avez l'air louche, trop bien habillé
Ou si mal fagoté, demain il le racontera à son voisin
Pas de place pour l'émoi car il est déjà trop tard
Le soir personne pour parler demain à cinq heures
Le premier train partira pour Paris mais la banlieue
Restera dans son sommeil profond et morne
Dans la rue les jeunes foncent jusqu'aux murs
Celui qui perd n'existe plus et les filles qui passent
Sont comme des rayons de soleil
À chaque instant les bruits nous raccrochent à la ville
Maudite et pourtant il faut bien avouer qu'on doit vraiment l'aimer
Pour tous s'y empiler. On est jamais autant humain et pourtant
On se dégoûte.
Et les chiens errants,les centres commerciaux,les fumées,les clochards,les bus, les toits,
Nous retiennent toujours ici.

Les disparus

Il y a ceux qui glissent peut-être
Trop de peut-être dans leurs pensées
Peut-être qu'ils oseront
Peut-être qu'ils rempliront
Peut-être qu'ils visiteront
Mais l'oubli dévore l'imaptience
Et les trésors s'enfouissent

Il y a aussi ceux qui sont mes favoris
Les loups, les fantômes et tous ceux qui on peut être déjà
Trop osé, trop rempli, trop visité
Alors un matin, ils disparaissent.
Fatalement.
Sans laisser de souvenirs
Seulement une carte au trésor.

23 mai 2006

La Fiancée de l'Eau

Une note,deux
Et puis, je ne sais plus
Je danse au gré du vent
Mes pieds glissent sur la rue
Mais ma tête s'est enfuie bien plus haut que les étoiles
Et je crois alors entrevoir un monde utopique
Ma voix se mêle à la leur, on crie l'espoir
Ivres de légèreté, ivres de vie!
La rue gonflée transpire, les coeurs sont en joie
Les corps s'embrassent dans des danses improvisées
Et puis la musique cesse, les voix se taisent.
Ne restent que le silence, et la pluie que l'on n'avait pas sentie.

Je suis inondée.




20 mai 2006

Café

Au matin c'est encore le dégout des autres corps
Le soleil qui vous arrache trop tot de l'ailleurs
Vous vous perdez dans les pas des anonymes noyés
Dans la fumée,les vrombissements,le tic et le tac.

Je cours après mon ailleurs
Mais déjà je ne sais plus
Les détails qui me fascinaient
Ceux qui me troublaient
Son odeur me quitte

Il est en moi et pourtant
J'ai tout oublié et pourtant c'est toujours
Le meme le vertige devant mon café.

11 mai 2006

Chatillon-Montrouge

On ouvre la fenetre sur les plaines
Les tombeaux dressés empilés climatisés
On ouvre la fenetre et tout dégringole
Garder les pieds accrochés.


On compte les jours puis on les perd
On se trompe d'envies de sentiments
Meme si parfois on espère trouver
L'exceptionel.


25 avril 2006

Peur

Fantome,dans ton désert tu n'oses pas,les mots t'accrochent et tu repense au temps ou ton adolescence brillait,ce temps ou les sentiments semblaient couler de cette insouciance qui te fesait danser autour des nuits sans sommeil et des mois d'aout bruyants,et aujourdhui tu as peur...Dans ton désert,le silence demeure impassible.

20 avril 2006

Enfin

Les corps perdus s'engouffraient
Dans le décors de la ville humide
Comme un tourbillon

On entendait les tintements
De cuillères et de soupirs
Des retrouvailles comme un livre
Inachevé

Les lumières se sont éteintes l'une après l'autre
Les fenetres débordent de visages vides
Restent les ombres qui dansent

Here comes the sun

Du soir au lendemain
Chercher la note
le mot
le regard.

Se perdre dans les rues
S'oublier dans les cafés
Attendre sur le banc
Que jeunesse se passe

Rire en russe de nos vies étrangères
Chercher sur les toits
L'ivresse du pouvoir
L'immensité du hasard

Et au bout d'un voyage
L'imagination pour horizon
Rentrer les mains vides
Dans le coeur une chanson des beatles..

17 avril 2006

Vide

Il y a dans ma vie des loups désacordés et des fantomes évanouis.
Ils y entrent sans frapper,dansent mal,fument trop,lisent Hugo.
Ils parlent fort,reveillent mes voisins et s'endorment au matin.
Enchantée je les regarde sans oser parler,ne pas dormir,ne pas bouger,ne pas fuir.
Demain,tout sera vide.

16 avril 2006

On dit

Un soir on se dit
Qu'on s'oubliera jamais
Qu'c'est pas le temps
Ce foutu insolent
Qui va nous séparer

Mais le temps se moque
De nos promesses adolescentes

Et un jour on se trouve
Comme si c'était avant
On se serre fort
Les corps se reconnaissent
Nos bras étouffent
Nos ventres mélangés nous brulent.

Et puis on rit,fort
Pour mieux s'entendre
Comme des frères sourds.
Et si l'un pleure
On dit qu'c'est encore le temps
Qui nous guérira et apportera
Des fleurs au chevet
De nos vies chamboulées

Et l'on se quitte
Pour mieux se retrouver
Mais tout le monde sait
Que ca ne sera plus jamais
Comme avant.

21 janvier 2006

Tambours.

Si ce matin était mort
Qui donc peindra ta gueule
Qui s'efface une nuit parmis
Les nuits maudites?
Qui donc peindra nos geules
Comme on peint les oiseaux
Les mouettes au rivages
Qui hurlent leurs noms
Avant de prendre un train?
Il y a ceux qui mourront demain
Eux ils étaient sur la liste
Et pas de refuge,de branches sous l'orage
Courez vos pas retentissent
Mais la marée fume son cigare
Et dépose sur sa trace
Des lambeaux de sentiments
Arrachés aux vagues misérables
Qui de leur naiveté perdue
Honorent la pudeur.
Le matin meurt
Et l'on se tait,et l'on a peur
Le matin meurt
Il pleut sur les tambours.

05 janvier 2006

Et j'y retournerai

Pour des mots envolés
Dans un ciel en chantier
Des paroles d'insoumis
Qui rattrapent la vie


J'y retournerai

Pour toutes vos peintures
Qui donnent espoir aux murs
Et l'imagination du coeur
Touches d'ivresses et de bonheur

J'y retournerai

Pour la musique qui sonne
D'une contrebasse bretonne
Et pour nos corps brulés
D'avoir tant voltigé.






Et pour la boisson qui coule à flot

Et moi qui sombrait.

Et vous au large.

01 janvier 2006

Nuits

Les marines hurlent
Leur putain d'ivresse
Accusent
Leur putain de vie
Loin
De leur putain de femme.

Des filles en rouge
Te draguent,t'interpellent
Et dans leur nudité humide
Cherchent ton sourire.

Ici il y a trop de lumière
Trop de joie,de fete,de misère.
Pas de détour.
Et je marche en silence,
J'ai rien à te dire.

Moi je voudrais fuir encore
Quitter cette ville étrangère
Pour une autre étrangère
Brune et sans tabou
Sans laisser de traces.

12 décembre 2005

Fuir

Qu'est ce que t'en sais
Du gout de la pluie
Celle qui nous laisse
Libres et glacé?
Et l'odeur de la bière chaude
Quand on essaye d'oublier
Les chemins tout tracés...


Qu'est ce que t'en sais
De mon rire qui s'envole
Par les fenetres jamais fermées
D'une mélancolie qui grimpe
Aux arbres abandonés
Et de la mer qui déborde?






Je reste un souvenir.

25 novembre 2005

Evidence

Bien sur
Le rou est fou
La tete coupée
Comme les blés
Dans les champs dessechés
Sans divertissement.

Et il rit encore
De la boue sur tes godilles
Ton cou mouillé
Les joues sèches
S'empilent dans l'évier.

Du dehors en dedans
Choisir son clan
Les marches grinces
La pluie rouillée
S'abat sur une joie

Alors quoi
Revoir la mer
L'illusion des lumières
Dans les maisons
Le reflet,
Bien sur.

Plutot

Tout droit
Le bleu
L'horizon
Détour d'une pensée
Des pas crissent
Le béton.

Une destination égarée
L'herbe mouillée
Patience.

16 novembre 2005

Unique

Tu t'engouffres dans la nuit
Qui te tend les bras
Et le froid à qui tu t'offres
Te dévore
Mais chut
Ecoute le bruit de tes pas
Sur les routes éternelles
De la ville endormie
Ta solitude mysterieuse
Erre parmis les dormants
Tu es tellement unique
Tu es tellement vivante
Sous tes yeux le bleu
Devient rose,jaune,violet
Mais déja les volets claquent
Les morts s'animent
Voila le matin qui s'encanaille
Doucement.

02 novembre 2005

Marie





C'est le vent qui la pousse
Dans les ruelles nantaises
Sur qu'elle a tous les bien-pensants à ses trousses
Et quelle rit tout haut de leurs foutaises!

Quand elle laisse s'enfuir ses sourires
Il y a toute ton imagination qui titube
Une envie de partir loin de s'enfuir
Tu confond la Seine la Loire et l'Danube

Et si elle sort son accordéon
Avec ses doigts qui y dansent sans s'arreter
Et sa longue crinière elle est pire qu'une fée
T'irais bien creuser la terre pour de bon!

Et moi je veux danser avec elle sous la pluie
Gouter à tous les chocolats
Et l'emmener dans les rues de Paris
Quand elle reviendra...

01 octobre 2005

Merci

Je pleure de joie,j'ai chaud,j'ai froid,je meurs,mais toujours je revis et la chaleur qui m'envahie brule mon demi coeur confus et me fait rougir,rougir à me perdre,à m'oublier,à me faire voyager si loin que déja je m'endors sous le ciel noir d'Alger,qui me glace,qui me glace...
Merci pour cette troublante tempete de vie qui m'entourbillone!




Bon vent

Recommencer ces choses qu'on ne comprend pas
Des écritures qui courent
Quelqun qui s'en va
Un message -"mon amour"-

Et puis des matins bleu foncés
Qui vous devorent
Des nuits mouillées
Ou l'on sort,ou l'on dort
Et puis..

Une routine exaltée puisqu'il nous reste tant et tant
De temps à partager peut etre du blé dans les champs
Peut etre à la mer,ou un film en noir et blanc
Une cigarette,un amant,du thym pour maman.


Et puis,l'accordéon,et puis,le silence,
Le vide de l'appartement
Un sourire qui s'élance,
Bon vent!

20 septembre 2005

Adieu,à demain...

Les promesses disparaissent sous les traces boueuses de ceux qui s'aventurent dans mon nomansland...
Qui y croira encore après avoir senti la terre,qui pourra encore se mentir après s'y etre roulé?
Adieu bouquets de jasmin et accordéon languissants,adieu et à demain!
Je pars à l'heure du coucher mettre de la vie dans mes pensées,
Sentir le soleil sur une peau frissonante,arroser tes plantes,
Ou bien boire toutes ces paroles gorgées d'espoir!


Ne m'attendez pas,un brin d'herbe dans le vent
On se retrouvera,sifflotants sur nos serments...




C'est écrit dans vos yeux!

03 septembre 2005

Pardon

Mes pieds me portent jusqu'à ta porte
Vois comme je danse,oh comme je danse
Je fredonne d'espoir devant ma prison
J'ai froid en plein moi d'aout,ouvre moi

Spirale

Tout a commencé par une après midi brulante ou de la ville émanaient des vapeurs lointaines d'indifférence.

Et j'étais là moi mon coeur moite et mes mains cramponnées aux murs glissants de l'appartement qui s'en foutait bien de savoir si un jour,peut etre...

Mes pieds sur le parquet trottinaient contre mon gré,alors j'ai plongé dans l'atmosphère magique,et les frissons me submergèrent,me grattèrent,m'émoustillèrent!

Les passants impassibles qui ne font que passer rajoutent le poids de l'absence et des différences à ce moment précisement impressionant ou les yeux verts épiaient.

On ne s'étonne plus de rien et quand viendra le chagrin je serais la première hilare car je vous l'ai prédis tout finira dans cette pièce blanche aux accents surnaturels,aux vieux angles et au plafond muet.

21 août 2005

-On-

Une accumulation de choses à faire gribouillées sur des bouts de papiers,à remettre à plus tard,à demain,à quand on aura le temps parceque là n'a pas le temps,on a jamais le temps,des reves de ces jours ou l'on ne devra plus rien à personne,alors on goutera au vrai temps,peut etre qu'il sera fruité ou encore doucement amer,mais ce ne sont que des hypothèses...

Et on se console de mots gauches qui font rire tellement qu'ils sont malhabiles,on évite le silence,un drôle de paysage,son gouffre nous fait peur,il est bien trop surréaliste pour plaire,personne ne sait et tout le monde se méprend.

15 août 2005

Ratures

Un souffle sur un bougeoir pour s'ouvrir à la nuit,grimper sans bruit dans ce bateau amarré depuis si longtemps...

J'échange mes mots contre ton peignoir.

Dans mes reves,le portail de la verité grince suavement.

11 juillet 2005

Tant et tant

Des lettres à envoyer,des regrets,des plaisirs,des nuits et des soirées,une allumette à craquer,de la timidité à effacer,des souvenirs et meme une pincée de regrets comme du gros sel,des sourires à recevoir à donner encore,un quartier à visiter,l'été la musique le soleil,des cartons à faire et des photos à prendre....
Tant de choses à vivre et tant d'attente...

30 juin 2005

Et si une petite pluie



Et si la pluie nous le dit pourquoi ne pas mettre un peu d'espérence dans nos coeurs nihilistes?
Toi tu nous disais de prendre le large.
Se donner la main,écrire des grands I majuscules sur les murs.
Ironie Idées Iles Ivresse...etcaetera...
Ou bien mentir rougir et partir,dégoulinants.
S'approcher de Cassiopé et soupirer,enfin!

Elles sont si belles les utopies.
Juste un air d'accordéon et on y croit comme des enfants.
Sourire sans se justifier.

Je veux la mer infinie,le sable mou et collant,le sel sur la peau.
Tout ca sous mes yeux et mon immense égo encore timide.


C'est l'aube,ca tourne,tout s'arrete.
Reste l'indécision.


26 juin 2005

Les rois orageux..

Il était un jour gris ou la pluie battait les pavés.
Un corps avancait sans trop savoir pourquoi.
Et la pluie avait les gout des larmes,et le gris s'empoignait du corps.
Le corps était dans le brouillard.Complétement flou.
Au bout d'une rue y'avait un flamand rose au sourire triste.
Complétement flou.

Simplement

Croquer dans la vie comme du chocolat
Savourer chaques instants chaques émois
Laisser fondre dans une belle fin d'apres midi
Jusqu'à l'apéro au fond d'une prairie fleurie

Garder autant qu'on peut ce gout sur la langue
Pour rire encore de nos vies qui tanguent
Oui,rire à en oublier nos petits et gros chagrins
Bercés par les plaisirs de tout et de rien

Toujours découvrir de nouvelles saveurs
Excentriques comme un appel d'ailleurs
Etre heureux sans peur sans mensonges
Encore aimer, si ce n'est dans nos songes

Et pour ne surtout pas garder les pieds sur terre
Se perdre dans les trous du gruyère!

23 juin 2005

Ironie


L'atmosphère unique du jour ou l'on se chuchotaient "Pour toujours!"
Et celle ou l'un a fièrement crié "Adieu!"
T'en souviens tu ?
Elle est pourtant si présente.Oppréssente.
Ah,qu'il pleuve sur mes pieds nus!




Elle rit tout bas



La ville se dresse diaboliquement contre le ciel jaune,les gens s'empressent et parlent fort,les voitures décollent,le bruit et la chaleur ambiante amplifie le phénomène apocalyptique!!

Et elle,dans son coin elle rit tout bas...Un regard,un battement de cil,une fleur bleue lui procurent une joie discrète mais terriblement intense.

19 juin 2005

Monde englouti.


Si la nuit pouvait t'envelopper soudainement
Je marcherai seule,je me delecterai de sa douceur.
Sereine,je suivrai le vent d'été,les étoiles me souriraient.

Mais tu reste là,ton souffle suit mes pas.
Tu me hante,tu es partout,tu es dans la nuit.
Mes pieds me brulent,tes mains me déchirent.

L'angoisse rend les mots laches et fuyants,
Le temps me pèse,chaque minute,chaque heure,
Chaque détail me rappelle l'imminente fatalité.

J'ai appris ton rire trop tard
Je maudit ceux des autres,
La joie oubliée,les promenades,
La tendresse née.


La nuit devient traitresse,
Aguicheuse aux cruelles intentions,
Et le monde qui disparait,sans traces....

(Sans toi)